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La genèse d'un projet ambitieux



Depuis le 7 mai 2023, nous n'avons plus de maison autre que notre campeur ProMaster 1500, le plus petit de sa catégorie. Tous les biens qui nous restent sont dans un entrepôt de 10'x20'. Ce n’est qu’en réfléchissant à ce qui m’a amené à faire ce voyage, après plus d’une semaine sur la route, que je réalise que le processus de décision est en branle depuis un moment chez moi. Dans cet article, je vous propose un coup d'oeil sur la genèse de ce projet.


Vagues de réflexions sur la vie

Et si nous vivions autrement? Avec moins de besoin et moins de ressources (financières, entre autres). Ceci me permettrait de travailler moins d’heures par semaine ou dans un domaine moins payant, mais qui rallierait mes passions pour la nature et le plein air avec mon travail.


2020-2021 : Cours de professeur de yoga

En pleine pandémie, une période pour la réflexion et la rétrospection à la découverte de moi-même et des autres. Un voyage au Saguenay, incluant plusieurs randonnées, est gratifiant et énergisant. Je réalise que je souhaite de plus en plus passer à l’action pour vivre différentes expériences, surtout en nature.


2021 : Six mois de vacances

Je termine un emploi et je cherche à vivre des moments exaltants. J’ai accumulé l’argent pour vivre sans soucis financiers : ça représente une bonne petite somme quand on garde le même rythme de vie (hypothèque, etc.). Je remplis bien ces mois et je vis à plein! Vélo camping, grande expédition de canot camping Kipawa-Dumoine, tour aux Iles-de-la-Madeleine, rando solo en Gaspésie.


En 2021, je reprends le travail dans le même secteur de la participation du public, malgré mes recherches pour me diriger plutôt vers l’environnement. Au deuxième essai, je trouve un lieu de travail motivant dans une start-up techno qui bosse sur un logiciel de participation du public en ligne. J’y trouve la motivation de partager mon expérience.


2022 : Les circonstances s’accumulent

En juin, je crashe, littéralement. Je cesse mes activités extra curriculum : conseil d’administration du Club de canot d’eau vive, entraînements de vélo deux fois par semaine, et je termine ma session comme prof de yoga sur les rotules. Je me concentre seulement sur le boulot et le quotidien. Une bosse sur un sein me fatigue et je débute des tests qui s’avèreront négatifs de toute maladie au mois d’août. C’est un stress supplémentaire.


Je remonte la pente tranquillement. Nous participons à l’expédition de canot-camping prévu au programme de l’été grâce aux efforts de préparation de mon conjoint. Ce sera un tournant : la guérison par la nature. Qu’en retirer, toutefois? Un projet de plus grande envergure commence à prendre forme dans ma tête. Tout à fait séparé de mes aspirations professionnelles, contrairement à ma première expérience.



En parallèle, des amis et collègues (à mon conjoint et à moi) perdent des êtres chers de manière soudaine. Une collègue de travail apprend que son cancer qui devait être en rémission est de retour. Qu’en penser? Avec mon conjoint, cette fois, nous discutons d’un projet commun et ambitieux, libre de toute attache professionnelle : prendre un an de pause pour faire de qu’on aime! Le projet restera vague jusqu’à la toute fin mais ancré dans l’essentiel : prendre une pause, partir à la découverte, vivre dehors et près de la nature. Sans planification mais plutôt de discussion en discussion, l’idée prend forme.


Novembre 2022 : Tout déboule

Nous décidons de rencontrer un courtier immobilier. Nous savons que c’est à partir de ce moment que la machine se mettra réellement en marche. On ne se doutait pas à quel point ce serait la course folle! Dès le départ, nous devons faire quelques rénos dans la maison et nous commençons à élaguer en faisant des dons dans le quartier par l’intermédiaire de « Buy Nothing ».


Le projet prend vraiment forme, et s’accélère pour le sprint final, lorsque la maison se vend en 24 heures et que la prise de possession est le…7 mai, un mois plus tard! Nous devons réduire nos avoirs pour les entrer dans un entrepôt de 10’x20’ et organiser notre vie à plein temps dans un campeur de 18 pieds.


7 mai 2023

C’est le départ! Sans vraiment d’itinéraire faute d’avoir eu le temps d’y penser. Sans avoir testé la vie dans le campeur. Sans avoir eu le temps voulu pour prévoir la transition adéquate avec nos employeurs.


Avec l’envie d’aller à la découverte de soi, des autres et des beautés qui s’offriront à nous. En se donnant la flexibilité de s’adapter. Avec le motus operandi suivant : nous sommes en vacances et nous ne pouvons pas nous tromper! Seulement apprendre.


Nous prenons un grand respire et nous plongeons dans l’aventure!

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